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    De la compagnie - Instinct grégaire

     

    Une chèvre NE DOIT JAMAIS vivre seule (sans autre congénère) !

     


    Toujours par deux... ou plus ! 

     

    Chevreaux miniatures des Tourelles HERMIONE - FLORIA (chèvres toys des Tourelles) et moi Chèvres miniatures des Tourelles

      

    Une chèvre vit naturellement au sein d'un troupeau (environ 30 individus) et son instinct de vie en groupe (grégaire) est très marqué. 

     

    Chèvres miniature / toy : Cigaline-Floconette

    La présence d'au moins un congénère est indispensable pour combler ses besoins sociaux au travers d'échanges permanents, d'affection et de jeux spécifiques. Cette présence caprine l'apaise, la rassure face aux dangers potentiels de prédation que la chèvre ressent instinctivement en tant que proie.

     

    Ainsi, même appréciées, votre présence ou celle de vos animaux de compagnie (chiens, chats, nac, volailles...) ne suffisent pas à combler les besoins intrinsèques d'une chèvre. La différence de leurs besoins et de leur comportement est trop importante. En effet, une chèvre est un herbivore qui vit naturellement au sein d'un troupeau. Son instinct grégaire (instinct de vie en groupe) est très puissant et spécifique à son statut d'herbivore qui n'est pas comparable au nôtre ou à celui de nos animaux de compagnie plus "classiques" comme le chien ou le chat. 

     

    Pour l'équilibre et le bien-être psychologique et émotionnel de votre petite chèvre, il est INDISPENSABLE que votre chèvre vive au minimum avec une autre chèvre.


     

    Chèvres miniatures des Tourelles Chevreaux miniatures des Tourelles JILIADE - JISABELLE - chevrettes naines des Tourelles

     

     

    Choix du compagnon : 

     

    Vous pouvez opter pour des femelles, des mâles castrés (menons) ou un mix des deux. Tout dépend de vos objectifs (compagnie, élevage, débroussaillage...). Mais le choix du sexe est important car il influera sur le comportement de vos caprins et donc sur leur gestion au quotidien.

     

    Evitez absolument le couple (bouc + femelle) pour la compagnie mais aussi pour l'élevage ! Car un bouc a des besoins importants qui ne pourront être satisfaits au minimum par plusieurs chèvres. C'est ainsi que le couple chez les chèvres n'existe pas mais il faut penser en harem. 

     

    Voici des généralités sur les avantages et inconvénients de chaque sexe. Exit les idées reçues !

     

    > La femelle (la chèvre) :


    La chèvre a un caractère souvent plus indépendant que le mâle. Ses caresses sont souvent intéressées (gourmandises) car elle ne recherche pas longtemps votre présence. Elle a ses chaleurs aux environs de Juillet à Janvier, période où elle pourra bêler (crier) afin d'attirer d'éventuels boucs dans les environs !

    Elle peut cohabiter avec n'importe quel caprin (mâle castré / entier / femelle).

     

    > Le mâle castré (le menon) :

     

    Le menon est généralement le plus apprécié pour la compagnie et le débroussaillage de part ses caractéristiques. Il est souvent le plus familier, affectueux et le plus facile à vivre car il ne subit aucune influence hormonale. Le menon n'a pas d'odeur, ni de comportement de bouc lorsqu'il est castré jeune. Pour les boucs castrés à l'âge adulte, il faudra plusieurs semaines ou mois pour qu'ils perdent leur comportement de reproducteur. Plus d'infos sur > Le bouc castré

    Le menon peut cohabiter avec des femelles, d'autres boucs castrés ou éventuellement tenir compagnie à un bouc entier (à voir selon le caractère de l'entier).

      

    > Le mâle entier (le bouc) :

     

    Le bouc est le plus délicat à gérer et il n'est destiné qu'à la reproduction. Ses puissants instincts de reproduction l'obligent à être en présence d'au moins plusieurs femelles afin d'assouvir ses désirs (cela évite le harcèlement permanent de la chèvre et la frustration du bouc). Plus d'infos sur le bouc et sa gestion sur > Reproduction

    Ses hormones influent sur son comportement (certains boucs peuvent être agressifs ou harceleurs pour s'approprier leurs chèvres, ils goûtent leur urine, s'urinent sur les pattes avant...).

    Les hormones influent également une influence sur leur apparence avec des cornes plus grandes et épaisses, sur la présence obligatoire d'une barbichette...

    HECLAIR des Tourelles - bouc extra-toy

    Le bouc ne pourra cohabiter qu'avec plusieurs femelles, éventuellement avec un ou plusieurs boucs castrés selon son caractère, mais pas d'autres boucs entiers sauf circonstances exceptionnelles.

     

     

    Un autre herbivore, à défaut d'une chèvre : 

     

    Chevreau et ânesse miniatures des Tourelles

    A défaut et dans une réelle impossibilité d'offrir à votre chèvre un autre caprin pour compagnie, il lui faudra au minimum un autre herbivore (brebis, poney, petit âne...).


    Il vaut mieux les habituer jeunes pour une meilleure acceptation et intégration car cela demande une certaine adaptation puisque le rythme de vie, la façon de communiquer, la façon de jouer, etc. ne sont pas identiques. Mais l'adaptation n'est pas garantie.

     

     

    Qu'en est-il des autres animaux (chiens, poules...) ? 

     

    D'autres animaux peuvent partager le parc de vos chèvres, tels que les volailles, les chats, etc. Mais ceux-ci ne constituent pas une compagnie, seulement une présence pour vos chèvres. Elles y seront relativement indifférentes.

     

    Attention à ce que les chèvres n'aient pas accès à l'alimentation des volailles car elles n'ont pas d'instinct restriction et pourraient manger jusqu'à en être gravement malades, ou pire. Ainsi, l'alimentation des volailles devra donc être hors de portée des chèvres.

     

    GLYCINE et les chèvres Par ailleurs, les chiens ne devront pas rester sans surveillance auprès des chèvres, aussi gentils soient-ils. Les chèvres les considèrent comme des prédateurs et l'instinct de chasse en veille d'un chien peut parfois brusquement se réveiller... et l'accident est vite arrivé même après une cohabitation sans souci pendant des années !

     

     

    Les difficultés d'adaptation : 

     

    > Entre chèvres :

      

    Malgré son besoin irrépressible de vie en groupe, la chèvre peut accueillir difficilement et agressivement son futur compagnon et la vie en groupe n'est pas toujours aisée, notamment lors de l'introduction de nouveaux-venus considérés comme des intrus. De ce fait, il est vivement conseillé de ne fonctionner qu'en duo ou chèvres par nombre pair afin d'éviter qu'une chèvre soit exclue ou le soufre-douleur des autres.


    Les cas faciles :


    Les jeunes chèvres ou chevreaux, ainsi que des chèvres ayant l'habitude de vivre ensembles sont ceux qui s'entendront immédiatement et facilement à l'arrivée chez vous. Cependant, un positionnement dans la hiérarchie devra se faire les premiers jours si les jeunes chèvres ou chevreaux ne se connaissaient pas antérieurement à leur arrivée, ce qui pourra s'exprimer au travers de petits coups de corne.

     

    Les cas difficiles :

     

    ELINA et DIVINE - chèvres extra-naines des Tourelles

    Le cas le plus difficile est celui de l'introduction d'un nouveau-venu au sein d'un groupe (à partir de 2) ou même auprès d'une chèvre qui vient de perdre son compagnon et qui s'ennuie toute seule. Ce nouveau-venu sera considéré comme un intrus et sera chassé par tous les moyens (intimidations, coups, harcèlement...) et quoi qu'il arrive, il faudra du temps pour que ces tensions s'apaisent.

     

    La ou les chèvres résidentes empêcheront le plus souvent le nouveau-venu d'accéder à la nourriture, à l'eau, aux jeux, voire même à l'abri etc. bref à tous les points "stratégiques". Il faudra être particulièrement vigilent si les chèvres résidentes sont plus grandes et/ou âgées que les nouveaux-venus afin qu'elles ne les blessent pas ou pire ! Les chèvres dans ce genre de situation peuvent être cruelles, cela fait parti des comportements naturels qui s'estomperont au fil des semaines de cohabitation.

     

    Que faire pour apaiser les tensions ?

     

    Il est nécessaire de faire le maximum pour que les nouveaux-venus puissent trouver un peu de réconfort car cette situation est extrêmement stressante pour eux. En effet, après avoir été arraché de forcé à leur ancienne maison, amis et/ou famille, sans savoir où on les emmenait, ni même s'ils en ressortiraient vivants (psychologie d'un animal-proie)... ils arrivent alors dans un endroit où ils sont rejetés plus ou moins violemment, où il ne peuvent pas se lier d'amitié pour trouver du réconfort et de l'affection, où ils sont sans cesse chassés, harcelés, frappés et où ils n'arrivent pas toujours à manger à leur faim ou boire à cause des autres chèvres... imaginez le stress psychologique !

     

    Ainsi, dans le cas d'une introduction (achat d'au moins une chèvre qui arrive dans une maison avec au moins déjà une chèvre présente) :

    • Préférez l'achat systématique de duo, ainsi les nouveaux-arrivants seront moins stressés, ils se rassureront mutuellement et se sentiront plus forts face aux autres chèvres. Le temps d'adaptation sera plus rapide et l'agressivité des chèvres résidentes moindre.

    • L'idéal est de faire se rencontrer les chèvres sur un terrain neutre et non pas sur le territoire des chèvres résidentes afin qu'elles ne cherchent pas à le défendre contre les intrus.

    • Laissez aux chèvres suffisamment d'espace afin que les nouveaux-venus ne se fassent pas coincer dans un "coin" et éviter les bagarres.

    • Prévoir des accès indépendants à l'alimentation, voire même à l'eau dans certains cas difficiles, afin que les nouveaux-venus puissent y accéder sans se faire systématiquement chasser.

    • Prévoir une ou plusieurs "cachettes" pour que le nouveau-venu puisse s'y cacher, tel qu'une palette penchée contre le mur (et attachée pour ne pas qu'elle glisse et écrase les chèvres !) ou encore un touret, une petite table, etc. sur lesquels les chèvres pourront se mettre dessous ou dessus. Les chèvres dominantes (celles qui sont les plus à craindre) se tiendront systématiquement au-dessus pour affirmer leur position dominante, laissant tranquille les autres chèvres.

     

    > Avec un autre herbivore :

     

    Toutes les chèvres ne s'adapteront pas à la présence unique d'autres herbivores (sans autre chèvre). Il faudra penser et s'adapter au cas pas cas.

    Certaines chèvres pourront s'adapter sans problème, surtout si elles sont jeunes et si elles connaissent déjà l'espèce en question.

     

    D'autres chèvres pourront ressentir dans un premier temps de la peur envers cette espèce inconnue et de gabarit souvent différent (parfois impressionnant !). Pensez au fait que son ses futurs compagnons de vie pourront ne pas être accueillants voire même agressifs, par peur de cette espèce inconnue (ou même à cause de la réaction de peur de la chèvre qui pourra à son tour faire peur à ses futurs compagnons) et/ou pour protéger leur territoire ou encore par jalousie de l'attention portée par le propriétaire.

    Il faudra donc avancer pas à pas, sans brusquerie, au rythme de la chèvre. Il est possible voire conseiller de séparer la chèvre de ses futurs compagnons par une clôture dans un premier temps pour permettre aux animaux de s'observer et ainsi se rassurer avant d'être mis en contact. Pensez à vérifier que l'abri est accessible à la chèvre (ainsi que l'eau et la nourriture) même si ses nouveaux compagnons ne sont pas accueillants à son égard.

    Et certaines autres chèvres n'arriveront pas à s'adapter, s'ennuieront à mourir sans un autre caprin à ses côtés... L'instinct grégaire qui pousse les chèvres à vivre en troupeau est alors trop puissant pour être dépassé.

     

     

     


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